PREAMBULE

 

Premier volet d’un travail consacré aux fondements de nos repères moraux, #RESUS traite de la fragile notion de bien et de mal, en utilisant comme support des macrophotographies d’insectes écrasés.

En effet, quoi de plus insignifiant qu’un insecte écrasé ?
Nous avons tous un jour ou l’autre aplati sans le moindre scrupule et en toute impunité une mouche, un moustique, une fourmi ou un cafard. Mais ce même acte agrandi et mis en évidence, nous renvoie alors à nos propres contradictions car derrière l’apparente banalité de ce geste se cache toute la fragilité l’ambiguïté de notre système de valeurs.

Une approche graphique esthétisante du sujet provoque une double lecture, un mélange d’attraction et de répulsion qui favorise le lâcher prise et rend le jugement moins certain.
La porte est alors ouverte aux interprétations les plus surprenantes.

Certain n’y verrons qu’un acte gratuit et morbide, voir sadique.
D’autre distinguerons une danse macabre de dieux célestes, les reliques fossilisées d’icônes égyptiennes, ou bien même des personnages de science-fiction tout droit sortis de Star Wars.
Il sera également possible d’y déceler une sorte de sacrifice qui n’est pas sans rappeler le rituel de la crucifixion

En fait il se peut que cette séance d’insecto-hypno-thérapie soit un révélateur de notre propre personnalité…

 

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